16/01/2002
ADN (acide désoxyribonucléique ou DNA en anglais) : macromolécule
complexe, l'ADN est le support de l'hérédité (gènes*). C'est le constituant des
chromosomes. L'ADN est organisé en double hélice (deux brins complémentaires)
et constitué de nucléotides*.
ADNc (ADN complémentaire, cDNA en anglais) : "séquence d'ADN
simple brin. Fabriquée in vitro* par copie d'un brin d'ARN, une séquence d'ADNc
est aussi appelée "transcrit"."
ARN (Acide ribonucléique, RNA en anglais) : macromolécule
constituée d'une seule chaîne de nucléotides* (simple brin) résultant de la transcription
(copie) de l'ADN.
ARN antisens : ARN complémentaire
de l'ARN messager son association avec l'ARN messager bloque la traduction de
celui-ci.
ARN messager : brin d’ARN qui sort
du noyau de la cellule pour aller dans le cytoplasme où il sert de matrice à la
synthèse d’une protéine.
ATP : Adénosine
TriPhosphate, molécule représentant la principale forme d'énergie immédiatement
utilisable par la cellule pour son fonctionnement.
Acide aminé : élément de base
d’une protéine.
Acide nucléique : macromolécule
organique constituée d'une succession de nucléotides dont la séquence
correspond à un code (code génétique).
Acétylcholine : médiateur chimique
d'un certain type de nerf, cette molécule véhicule l'influx nerveux entre le
nerf et le muscle, où elle est reçue par un récepteur spécifique.
Acétylcholinestérase : enzyme qui dégrade
l'acétylcholine dans la synapse*.
Administration parentérale : voir « parentéral »
Adénovirus : virus de forme
cubique dont le matériel génétique est constitué par de l'ADN (par rapport à
d’autres virus constitués d’ARN). L’adénovirus le plus commun est le virus du
rhume.
Allogreffe : greffe de cellules,
de tissu ou d'organe provenant d'un donneur. La compatibilité immunologique
n'est pas garantie entre donneur et receveur. Des risques de rejet de l'organe
greffé par l'organisme receveur sont fréquents.
Amyotrophie : fonte musculaire,
diminution du volume d'un muscle.
Antalgiques : substances qui
luttent contre la douleur
Anticholinestérasique : substance qui bloque
l'action de l'acétylcholinestérase, donc empêche la dégradation de
l'acétylcholine.
Anticorps : protéine fabriquée
par le système immunitaire en réponse à l'introduction d'une substance
étrangère à l'organisme.
Anticorps anti-recepteur de l'acetylcholine : anticorps fabriqué
spécifiquement contre le récepteur musculaire de l'acétylcholine. Ces anticorps
se fixent sur les récepteurs et les empêchent de recevoir l'acétylcholine, donc
de propager l'influx nerveux.
Antigène : substance provoquant
la fabrication d'anticorps spécifiquement dirigés contre elle.
Apnée du sommeil : arrêt respiratoire
spontané et involontaire d'environ 10 secondes se produisant au cours du
sommeil.
Arthrodèse : technique
chirurgicale qui vise à bloquer une articulation dans une position donnée.
Arythmie : voir troubles du
rythme.
Atrophie : diminution de volume
d'un organe ou d'un tissu, due à des lésions anatomiques variables.
Atélectasie : affaissement des
alvéoles pulmonaires privées de ventilation.
Auto anticorps : anticorps fabriqué
contre une substance de soi (et non contre une substance étrangère).
Auto-immun(e) : maladie qui provoque
la formation d'anticorps contre une partie de soi (auto-anticorps).
Autogreffe ou greffe autologue : greffe de cellules,
tissus ou organes dérivés de son propre organisme.
Autosomique dominant(e) : mode de transmission
d'une maladie héréditaire dans laquelle la personne malade a reçu un chromosome
porteur de l'anomalie génique celui du parent malade. L'atteinte d'un seul des
deux parents par la maladie suffit à transmettre la maladie à l'enfant avec un
risque de 1/2 (50%) à chaque grossesse.
Autosomique récessif(ve) : mode de transmission
d'une maladie héréditaire dans laquelle la personne malade a reçu deux
chromosomes porteurs de l'anomalie génique celui de son père et celui de sa
mère. Pour les parents, le risque de transmettre une maladie autosomique
récessive est de 1/4 (25%) à chaque grossesse.
Balnéothérapie : technique de rééducation
(kinésithérapie) qui se pratique dans l'eau, le plus souvent en piscine, mais
aussi en baignoire ou en mer.
Banque de gènes/cellules/tissus : institution chargée
de collecter et conserver l’ADN/cellules/tissus (sous forme congelée)
d'individus ou d'organismes en vue de l'étudier et/ou de le préserver.
Barrière immunitaire : face à une substance
étrangère, l'organisme, pour se défendre, mobilise de nombreuses cellules et
fabrique des anticorps pour la neutraliser.
Bases nucléiques : substances qui
constituent les acides nucléiques (adénine-A-, cytosine-C-, guanine-G-,
thymine-T- pour l’ADN ou uracile-Z- pour l’ARN). Ces bases sont complémentaires
deux à deux A avec T ou U, C avec G. Cette propriété explique la structure en
double hélice de l’ADN.
Biopsie : prélèvement d'un
petit échantillon d’organe (muscle, peau,...) sous anesthésie locale le plus
souvent, destiné à l'examen au microscope.
Bradycardie : voir troubles du
rythme.
Canal ionique : orifice situé dans
la membrane cellulaire permettant les mouvements d'ions* à travers celle-ci.
Capacité vitale : volume d'air maximum
qu'une personne arrive à mobiliser entre une expiration et une inspiration
forcées.
Cardiomyocytes : cellules musculaires
cardiaques.
Carte génétique : ensemble de repères
disposés le long de chaque chromosome. Ces repères (marqueurs) permettent de
localiser les gènes sur les différents chromosomes.
Carte physique : elle permet de
localiser le gène (indiquer sa position) en ayant directement accès au fragment
d'ADN qui le contient.
Cellules de Schwann : cellules
productrices de myéline dans le système nerveux.
Cellules satellites : cellules capables,
dans certaines conditions, de se multiplier et de reformer des fibres
musculaires. Elles sont à la base de la régénération qui s'effectue normalement
après une destruction du muscle (traumatisme, infection, ...).
Cellules souches hématopoiétiques : "cellules
donnant naissance aux cellules sanguines"
Cellules épithéliales : cellules tapissant
la surface des cavités internes de l'organisme (par ex tube digestif).
Chromosome : forme que prend
l’ADN pendant la division cellulaire (aspect de fins bâtonnets). Il est composé
de 2 bras, un bras long et un bras court. Par convention, le bras long s’appelle
q, et le bras court s’appelle p. Chez l’être humain, il y a 23 paires de
chromosomes (soit 46 chromosomes). Vingt-deux paires sont constituées de 2
chromosomes identiques, appelés autosomes. La vingt-troisième paire est
constituée des chromosomes sexuels, XX chez la femme et XY chez l’homme.
Clonage positionnel :
Clone : ensemble de cellules
(ou d'organismes) issues d'une même cellule, génétiquement identiques entre
elles et à la cellule mère.
Code génétique : permet de traduire
le message codé dans le gène en une protéine une séquence de 3 nucléotides*
(codon) correspond à un acide aminé (de la protéine).
Codon : voir code génétique.
Conjonctivite : inflammation ou
infection de la conjonctive (membrane qui recouvre l’oeil).
Conseil génétique (consultation de) : informations
dispensées par un médecin généticien, au cours d'une consultation, à toute
personne atteinte de maladie génétique ou apparentée à la personne atteinte,
afin de connaître le risque qu'elle a d'avoir ou de transmettre la maladie.
Créatine-phosphokinase (CPK) : enzyme contenue dans
les cellules musculaires, qui est libérée dans le sang en cas d'atteinte
musculaire.
Cycle respiratoire : durée qui sépare
deux inspirations consécutives. Il comprend donc une inspiration suivie d'une
expiration et d'un bref temps de repos avant le début du cycle suivant.
Cyphoscoliose : cyphose associée à
une scoliose (voir ce terme).
Cyphose : courbure de la
colonne vertébrale (ou rachis) en
"bosse". Une colonne vertébrale normale présente une cyphose
au niveau de la partie haute du dos : cyphose dorsale. Lorsque le dos rond est
exagéré, le sujet est “ bossu ”.
Cytosquelette : armature cellulaire.
Dans la cellule musculaire, le cytosquelette est en partie composé des éléments
contractiles, les myofibrilles, mais aussi de la dystrophine et des protéines
qui lui sont associées.
Diagnostic différentiel : à partir de l'examen
des symptômes présentés par le malade et de l'ensemble des résultats des
examens complémentaires (prise de sang, biopsie musculaire, EMG...),
élimination par le raisonnement des maladies voisines de celle que cherche à
identifier le médecin.
Diagnostic prénatal : pratiques médicales
ayant pour but de détecter pendant la grossesse, chez l’embryon ou le foetus,
une affection d’une particulière gravité. Il doit être précédé d’une
consultation médicale de conseil génétique.
Domotique : aménagement
automatisé du lieu de vie.
Dysphagie : difficulté pour
avaler
Dyspnée : difficulté
respiratoire (essoufflement) apparaissant d'abord lors des efforts et, dans les
cas graves, persistant même au repos. Elle peut être consécutive au mauvais
fonctionnement du ventricule gauche cardiaque qui n'assure plus convenablement
son rôle de pompe. Elle peut être causée par une atteinte des muscles
respiratoires ou une maladie respiratoire.
Dystrophie musculaire : atteinte musculaire
caractérisée par une fonte et un affaiblissement progressifs de certains
groupes de muscles.
Délétion : perte d'un fragment
d'ADN (ou d’un gène).
Désaturation en oxygène : baisse de
l'oxygénation du sang révélée par une prise de sang.
Echocardiogramme : échographie du coeur
image(s) fournie(s) par l'examen du coeur réalisé au moyen des ultrasons.
Electrocardiogramme (ECG) : enregistrement, en
général sur un support papier, de l'activité électrique du coeur.
Electrocardiogramme ambulatoire (Holter ECG) : électrocardiogramme
enregistré sur une durée de 24 heures ou plus à l'aide d'un appareil
miniaturisé porté par le malade.
Electromyogramme (EMG) : tracé rendant compte
de l'activité électrique produite par la contraction musculaire, enregistré à
l'aide d'une aiguille fine implantée dans le muscle. Il permet de savoir si le
problème musculaire est dû à une atteinte des muscles ou à une atteinte des
nerfs.
Electrophorèse : séparation de
molécules (protéines ou acides nucléiques), sous l’effet d’un champ électrique,
en fonction de leur poids moléculaire et/ou de leur charge électrique.
Electrostimulateur cardiaque (ou pace maker) : appareil destiné à
compenser les troubles du rythme cardiaque par l'envoi de stimulations
électriques programmées.
Encéphalopathie : mauvais
fonctionnement du cerveau, d'origine diverse (métabolique, dégénérative,
génétique, …)
Enzyme : protéine capable
d'activer une réaction biochimique précise.
Enzyme de restriction : enzyme capable de
couper l'ADN au niveau d'une séquence nucléotidique spécifique.
Epreuves fonctionnelles respiratoires (EFR) : ensemble des examens
étudiant la fonction respiratoire (ventilation pulmonaire et échanges gazeux au
niveau du poumon).
Equin (pied) : la rétraction du
tendon d’Achille (qui est raide et raccourci) empêche le contact du talon avec
le sol et oblige la personne à marcher sur la pointe du pied.
Erythropoïétine : hormone qui stimule
la production des globules rouges.
Ex vivo ou in vitro : qui se déroule en
dehors d'un être vivant (ex vivo), c'est-à-dire en laboratoire (in vitro).
Examen radio-isotopique : examen des tissus ou
organes (os, coeur) pratiqué à l'aide de substances radioactives introduites
dans l'organisme.
Exon : partie codante de
l'ADN au sein d’un gène.
Explorations (électrophysiologiques) cardiaques endocavitaires : étudient le rythme
et la conduction des courants électriques qui permettent au coeur de battre
régulièrement, à l'aide de sondes placées à l'intérieur des cavités cardiaques.
Facteur IX : protéine intervenant
dans le processus de coagulation du sang, manquant dans certaines formes d’hémophilie.
Fasciculations musculaires : contractions du
muscle répétitives, spasmodiques, spontanées et visibles à l'oeil nu.
Flexums ou flessums : enraidissement
permanent en flexion d'une articulation (coude, hanche,...) celle-ci ne peut
plus être étendue, et l’enraidissement est parfois douloureux.
Gastrostomie : petite ouverture
pratiquée à travers l’abdomen jusqu’à l’estomac, sous anesthésie. Elle reste
protégée par une petite poche plastique. Elle permet d’apporter des substances
nutritives directement dans l’estomac quand le malade ne peut s’alimenter
suffisamment par la bouche.
Gaz du sang : dosage du gaz
carbonique et de l'oxygène dans le sang d’une artère. La prise de sang se fait
généralement au niveau du poignet.
Gène : séquence d'ADN constituant
une unité d'information génétique. Un gène code une protéine assurant une
fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des
séquences non codantes (introns).
Génie génétique : méthodes
d’investigation et d’expérimentation sur les gènes (clonage, synthèse de
protéine thérapeutique...)
Génome : ensemble des
caractères héréditaires contenu dans l'ADN.
Génétique moléculaire : étude de la
constitution biochimique du matériel génétique (réplication, réparation,
expression et régulation de ses fonctions).
Histocompatibilité : compatibilité entre
2 organes ou tissus, qui permet à une greffe (d’organe ou de cellules) de ne
pas être rejetée. Cette compatibilité dépend des patrimoines génétiques du
donneur et du receveur.
Histologie : étude microscopique
des tissus
Holter : "voir "
Électrocardiogramme ambulatoire "
Hypercapnie : augmentation du taux
de gaz carbonique dans le sang. Elle est confirmée par une prise de sang
artériel qui dose les gaz du sang (voir ce terme).
Hyperlordose : déformation de la
colonne vertébrale (ou rachis) en creux exagéré (dos cambré), exagération de la
lordose.
Hypertrophie : augmentation du
volume ou de la taille d’un organe.
Hypoglycémie : taux de sucre
circulant dans le sang abaissé.
Hypotonie : "diminution du
tonus musculaire (" mollesse ")."
Hématose : transformation au
niveau des alvéoles pulmonaires du sang veineux, riche en gaz carbonique, en
sang artériel, riche en oxygène.
Hérédité : transmission des caractères
génétiques d'une génération à une autre.
Immunocytochimie : "technique de
visualisation d’une protéine spécifique sur des coupes tissulaires (réalisées à
partir d’une biopsie) en utilisant un anticorps spécifique de la protéine
étudiée, qui va " accrocher " celle-ci et permettre de la
repérer."
Immunofluorescence : technique de
visualisation d’une protéine spécifique sur des coupes tissulaires (réalisées à
partir d’une biopsie) en utilisant un anticorps spécifique de cette protéine,
sur lequel est fixé une substance fluorescente.
Immunoglobulines : protéines qui ont
une activité anticorps elles jouent un rôle essentiel dans la défense de
l’organisme contre les agressions.
Immunogène : capable de provoquer
une réaction immunitaire.
Immunosuppresseur : médicament utilisé
dans le traitement de certaines maladies auto-immunes ou lors de greffe car il
limite la réponse du système immunitaire.
In vitro (ex vivo) : " dans le verre
", expériences réalisées en laboratoire en dehors de l'organisme."
In vivo : dans le vivant, à
l'intérieur de l'organisme.
Inflammation : réaction non
spécifique suscitée par un agent pathogène.
Insuffisance cardiaque globale : défaillance globale
du coeur qui n'assure plus son rôle de pompe. Cela entraîne un engorgement des
organes en amont du coeur poumons, foie, membres inférieurs (oedèmes ou
gonflement des jambes).
Insuffisance respiratoire : impossibilité pour
l’appareil respiratoire, de maintenir le bon équilibre entre oxygène et gaz
carbonique dans le sang. Il faut parfois recourir à une assistance
respiratoire.
Intron : partie non codante
du gène*.
Intubation : introduction d'un
tube dans la trachée ou le larynx pour assurer le passage de l'air dans les
poumons et pour évacuer les sécrétions qui encombrent les voies respiratoires.
Ion : atome ou groupement
d’atome portant une charge électrique positive ou négative.
Ischiatique : en rapport avec
l’ischion, qui est une partie de l’os du bassin.
Jonction neuro-musculaire : voir Synapse
Kilobase : unité de longueur
pour les acides nucléiques, équivalent à mille paires de base.
Liaison génétique (linkage en anglais) : probabilité avec
laquelle deux gènes proches (sur un même chromosome) peuvent être transmis
ensemble en cas de réarrangement du matériel génétique.
Liposome : capsule graisseuse
artificielle utilisée dans le transport de gènes. Son enveloppe, de composante
similaire à celle de la membrane cellulaire, lui permet de fusionner avec
celle-ci et de libérer le gène dans la cellule.
Locus (loci au pluriel) : position d'un gène
dans le génome. Le locus d’un gène est désigné par le numéro du chromosome, le
bras du chromosome, puis sa place. Par exemple le gène de la maladie de
Duchenne est sur le locus Xp21, ce qui veut dire qu’il est sur le locus 21 du
bras court (p) du chromosome X.
Lordose : courbure de la
colonne vertébrale (ou rachis) en
"creux". Une colonne vertébrale normale présente une lordose
au niveau du cou (lordose cervicale) et une lordose au niveau du bas du dos
(lordose lombaire). Lorsque le creux est exagéré, on parle d'hyperlordose.
Lymphocytes : c'est une catégorie
de globules blancs. Ces petites cellules au noyau arrondi et volumineux sont
impliquées dans les aspects spécifiques des réactions immunitaires. Il existe
deux catégories de lymphocytes les lymphocytes B (qui secrètent les anticorps)
et les lymphocytes T.
Lymphocytes T : type de globules
blancs spécialisés dans certaines réactions immunitaires. Il existe plusieurs
types de lymphocytes T (lymphocytes T3, T4, T8, lymphocytes suppresseurs...),
chacun répondant à des besoins spécifiques. Les lymphocytes T ne secrètent pas
d’anticorps.
Macroglossie : hypertrophie des
muscles de la langue. Cette grosse langue peut gêner la mastication et la fermeture
de la bouche.
Macromolécule : grosse molécule
fabriquée par l’assemblage de petites molécules par exemple les protéines qui
sont fabriquées à partir des acides aminés, et les nucléotides fabriqués à
partir des acides nucléiques (ADN et ARN).
Manomètre : appareil servant à
mesurer la pression.
Marqueur génétique informatif : séquence d'ADN qui
se transmet au sein d'une famille de la même manière et en même temps que le
gène impliqué dans la maladie génétique, et qui sert donc de repère lors de la
recherche du gène.
Membrane post-synaptique : membrane musculaire
qui reçoit l'influx nerveux ayant traversé la synapse.
Membrane pré-synaptique : membrane qui limite
l’extrémité du nerf. Elle libère l'influx nerveux (sous forme de molécules
d’acétycholine) dans la synapse.
Modèle animal : animal atteint d’une
maladie, soit spontanée soit induite expérimentalement, permettant l’étude de
la maladie ou l’essai des traitements.
Monocytes : catégorie de
globules blancs (les plus gros par la taille).
Motoneurone : cellule nerveuse
transmettant les ordres de la motricité entre la moelle épinière et les muscles
qui vont effectuer le mouvement commandé. Ces cellules sont situées dans la
partie avant (corne antérieure) de la moelle épinière. Le motoneurone est
constitué d'un corps cellulaire, qui contient le noyau, et d'un prolongement ou
axone qui va se connecter au motoneurone suivant ou à un muscle par
l'intermédiaire de la plaque motrice (synapse).
Muscles intercostaux : muscles de la cage
thoracique, situés entre les côtes. Lorsqu'ils se contractent avec le
diaphragme, le volume de la cage thoracique augmente et l’air pénètre dans les
poumons c’est l’inspiration. Lorsqu’ils se relâchent, l’air sort des poumons
c’est l’expiration.
Muscles lisses : ils sont situés dans
les parois des vaisseaux sanguins, du tube digestif, et de certains organes
comme l'utérus. Leur commande ne dépend pas de la volonté. Leur constitution
n'est pas tout à fait la même que celle des muscles squelettiques (ils n'en ont
pas l'aspect strié).
Muscles oculo-moteurs : muscles qui font
bouger les yeux de façon coordonnée.
Muscles respiratoires : muscles du thorax
qui permettent la respiration. Ce sont principalement les muscles intercostaux
et le diaphragme.
Muscles squelettiques : voir muscles striés.
Muscles striés ou squelettiques : rattachés au
squelette, ils s'insèrent sur les os par l'intermédiaire des tendons. Il sont
dits "striés", car l'organisation des myofibrilles contractiles
(actine et myosine) dans les fibres musculaires leur donne cet aspect strié
lorsqu'on les observe au microscope.
Mutation : modification
soudaine et transmissible du matériel génétique. Elle peut être spontanée ou
induite par des agents dits « mutagènes » (radiations, produits toxiques,...).
Myoblaste : cellule précurseur
(qui va donner) des cellules (ou fibres) musculaires.
Myocarde : muscle cardiaque.
Myogène : d'origine
musculaire.
Myotonie : lenteur anormale du
relâchement musculaire après une contraction volontaire ou provoquée (c'est par
exemple la poignée de main dont le sujet ne se libère qu'avec difficulté).
Myéline : substance blanchâtre
engainant les fibres nerveuses, impliquées dans la transmission de l’influx
nerveux.
Métabolisme : ensemble de transformations
biochimiques qui assurent le bon fonctionnement de la cellule ou de
l’organisme.
Métabolite : substance organique
participant aux réactions de l'organisme ou formé lors de ces réactions.
Nerf moteur : voir motoneurone.
Nerf sensitif : transmet vers le
cerveau des perceptions et/ou des sensations perçues dans/sur le corps.
Neurogène : "d'origine
nerveuse"
Nez artificiel : échangeur d'humidité
et de chaleur. Lors de l'expiration, il fixe la chaleur et l'humidité de l'air
expiré dont l'air inspiré (froid et sec) se charge à son tour lors de
l'inspiration suivante.
Nucléotide : élément constituant
de l’ADN. Il existe 4 nucléotides, composé de bases nucléiques* s’associant
deux à deux.
Néo-mutation : mutation d'un gène
touchant de façon isolée et pour la première fois un individu.
Oedème : gonflement d’un
tissu.
Oligodendrocyte : cellule productrice
de myéline dans le système nerveux central.
Oncogène : qui intervient dans
le développement d’un cancer.
Organite : élément cellulaire
différencié, dont le rôle contribue à l'activité cellulaire (par exemple la
mitochondrie).
Organoïde : réseau de fibres
artificielles inertes sur lequel se fixent des cellules modifiées génétiquement
afin de produire, par exemple, la protéine manquante.
Orthèse : appareil
orthopédique destiné à protéger, immobiliser, ou soutenir le corps ou une
partie du corps (par exemple attelles, gouttière, corset...)
Oxymétrie : dosage de la
quantité d'oxygène contenu dans le sang. Le taux d'oxygène peut être apprécié
sans prise de sang, à travers la peau.
PCR : "sigle anglais
pour " polymerase chain reaction " qui correspond à une technique utilisant une enzyme (l'ADN
polymérase) pour copier in vitro une séquence d'ADN en de multiples
exemplaires."
Parentéral : tout mode
d'introduction d'une substance autre que la voie digestive (intra-veineux,
sous-cutané, ...).
Pathogène : susceptible
d’induire une maladie.
Pelvien(ne) : en rapport avec le
bassin (pelvis).
Physiothérapie : traitement qui utilise
des agents physiques (eau, air, électricité, chaleur, froid, radiations...)
souvent combiné à la kinésithérapie.
Polymorphisme (séquences polymorphes) : qui peut prendre
plusieurs formes. Dans le cas de l’ADN, ce sont des séquences qui diffèrent
normalement selon les individus.
Posture : position dans
laquelle on maintient une personne un certain temps (quelques minutes à
quelques heures), dans un but thérapeutique (par exemple pour prévenir ou
corriger une déformation du squelette ou une rétraction des muscles).
Pression positive intermittente : voir « ventilation à
pression positive intermittente ».
Protéine : macromolécule formée
de l'enchaînement d'acides aminés, codée par un gène. Chaque protéine assure un
rôle précis dans l’organisme.
Pseudo-hypertrophie musculaire : elle entraîne une
augmentation visible du volume musculaire. Elle est dite « pseudo » car ce
n’est pas le muscle lui-même qui est hypertrophié, mais le tissu qui est entre
les muscles.
Ptosis : paupière qui tombe
par déficit du muscle releveur de la paupière.
Recombinaison génétique : ré-agencement de
l’ordre des gènes le long de la molécule d’ADN, qui peut entraîner des
mutations.
Respiration glosso-pharyngée (frog) : respiration qui
consiste à utiliser la langue et des muscles pharyngés pour déglutir des
goulées d'air successives dans la trachée afin d'augmenter le volume d'air
pulmonaire et de mobiliser la cage thoracique.
Récessif(ve) : "voir
"autosomique récessif(ve)"
Récessif(ve) lié à l'X : mode de transmission
d'un caractère ou d'une maladie ne se manifestant que si les gènes qui le code
sont portés par les deux chromosomes X chez les femmes ou par l'unique
chromosome X chez l'homme.
Réplication : duplication à
l'identique, propriété caractéristique de la molécule d'ADN.
Réticulum sarcoplasmique : réseau de cavités
intra-cellulaires qui joue un rôle important dans la synthèse des protéines.
Rétractions (musculaires) : modifications
anormales d'un muscle qui devient moins volumineux, plus court et plus dur.
Rétrovirus : virus dont le
matériel génétique est constitué d'ARN qui est transcrit en ADN (dans la
cellule hôte) grâce à une enzyme, la transcriptase inverse.
Scanner (voir tomodensitométrie) :
Scapulaire : en rapport avec les
épaules.
Scoliose : déviation latérale
du rachis.
Sonde : séquence spécifique
d'ADN ou d'ARN connue et marquée par une substance radioactive, permettant de
détecter la séquence complémentaire d'ADN ou d'ARN.
Souffle cardiaque : bruit cardiaque
surajouté entendu à l'auscultation. Il est dû au passage du sang à traers les
valves du coeur modifiées par la maladie cardiaque.
Soupir : inspiration
physiologique plus profonde qui se répète plusieurs fois dans la journée. Le
soupir permet d'obtenir un déplissement des alvéoles pulmonaires plus
important.
Southern blot : Transfert à partir
d'un gel vers une membrane souple (nitrocellulose ou nylon) de molécules d'ADN
séparées en fonction de leur taille.
Sporadique (cas) : cas isolé
Stase pulmonaire : engorgement des
alvéoles pulmonaires par du sang venu du ventricule gauche du coeur lorsqu'il
n'assure plus convenablement son rôle de pompe.
Steppage : décrit une manière
de marcher d'une personne qui marque le pas en levant très haut la jambe car
son pied tombe.
Substitution : remplacement d'une
base par une autre dans la molécule d'ADN conduisant à une mutation dans le
génome.
Synapse ou jonction neuro-musculaire : jonction entre deux
cellules nerveuses ou une cellule nerveuse et une cellule musculaire par
laquelle se transmet l'influx nerveux. La transmission de l'influx nerveux
d'une cellule à l'autre se fait par libération d'un médiateur chimique dans
l'espace entre les 2 cellules, appelé fente synaptique.
Sérum : liquide obtenu par
coagulation du sang après rétraction du caillot. Il contient des éléments que
l’on peut doser.
Tachycardie : voir troubles du
rythme.
Testing musculaire : méthode d'évaluation
manuelle de la force des principaux groupes musculaires. La mesure s'exprime
surune échelle graduée de 0 (pas de force) à 5 (force musculaire normale).
Thymus : glande située
derrière le sternum. Elle joue un rôle dans le système immunitaire. Son volume
décroît normalement après la deuxième année de vie.
Thérapie cellulaire : processus par lequel
on transfert des cellules (modifiées ou non) dans un organisme dans un but
thérapeutique.
Thérapie génique : processus par lequel
on transfert un gène dans un organisme dans un but thérapeutique.
Thérapie pharmacologique : traitement par
médicaments (molécules contenant des principes actifs).
Tomodensitométrie (scanner) : technique
radiologique permettant d'étudier le corps humain à l'aide de clichés par
coupes.
Trachéotomie : incision
chirurgicale de la trachée pour y placer une canule reliée à un appareil de
ventilation assistée.
Transcriptase inverse : enzyme permettant la
transcription d'une molécule d'ARN en une molécule d'ADN. Elle est
indispensable à la multiplication des rétrovirus.
Transcription : processus de copie
de l'ADN en ARN messager (transcrit).
Transcrit : ARN messager
synthétisé à partir d'un segment d'ADN.
Transmettrice : femme transmettant
une maladie à son enfant, elle-même pouvant être atteinte ou non par la
maladie.
Troubles du rythme cardiaque : anomalies des
battements du coeur qui sont trop lents (bradycardie), trop rapides
(tachycardie) ou irréguliers (arythmie).
Typage HLA (Human Leukocyte Antigen) : dosage de certaines
molécules présentes sur les globules blancs, les antigènes
d'histocompatibilité. Selon leur combinaison entre eux, ces antigènes marquent
le caractère particulier de chaque individu et jouent un rôle essentiel dans sa
défense.
Ultracentrifugation : technique de
sédimentation de particules soumises à une rotation rapide.
Utrophine : protéine analogue à
la dystrophine, mais située à la jonction neuromusculaire.
Vecteur : véhicule capable de
transporter le gène-médicament dans la cellule cible. Actuellement, les
principaux vecteurs utilisés en thérapie génique sont dérivés de virus rendus
inoffensifs.
Ventilation alvéolaire : quantité d'air
inspiré qui entre par minute dans les alvéoles pulmonaires et qui participe aux
échanges gazeux respiratoires.
Ventilation à pression positive intermittente : elle propulse l’air
à l’intérieur des poumons lors de l’inspiration, à travers le nez, la bouche,
ou par l’intermédiaire d’une canule placée dans la trachée.
Virus : ce sont les plus
petits micro-organismes vivants. Pour vivre et se multiplier, ils parasitent
des cellules dont ils détournent à leur profit la machinerie.
Vitesse de conduction nerveuse : vitesse à laquelle
le nerf transmet l'influx nerveux. Elle s'exprime en mètres par secondes. Une
vitesse de conduction nerveuse motrice normale est d'environ 40 à 45 m/s.
Western blot : transfert de
protéines à partir d'un gel vers une membrane souple (nitrocellulose ou nylon)
après séparation par électrophorèse. Cette technique est utilisée pour
identifier une protéine.
YAC (Yeast artificial chromosome) : chromosome
artificiel de levure permettant de cloner de grands fragments d'ADN.
vectorologie : Étude des vecteurs