Mondialisation et
exode des compétences : le cas de la politique québécoise
de l’immigration à l’égard des candidats marocains
Mohamed Dioury
Conférence prononcée le 27 AVRIL
2001
Université de Rabat, Maroc
à
l’occasion du colloque sur les migrations Sud-Nord et
la fuite des compétences
organisé par
l’Association
marocaine d’étude et de recherches sur les migrations
Faculté
des sciences juridiques économiques et sociales
Rabat-Agdal
Introduction
La note de présentation du
colloque souligne que les nouvelles
orientations des politiques au Nord tendent à encourager/faciliter l’accueil et
le séjour de certaines catégories de profils de professionnels étrangers. On
note à cet effet que la politique des
quotas en est un des aspects visibles car elle contient
l’idée de sélection en fonction des besoins et des intérêts. C’est ainsi que, à
titre d’exemple, on soulève le cas de l’Italie qui prévoit un quota de
3 000 marocains et de l’Allemagne qui va recruter 10 000
informaticiens étrangers. En France, la réflexion existe.
Pour notre part, nous allons
démontrer que la
politique québécoise d’immigration à
l’égard notamment des marocains s’inscrit dans cette tendance. Mais notre présentation parlera également
d’autre chose, de façon plus précise elle sera divisée en quatre sections; la première décrit en arrière-fond de la fuite des cerveaux
en lien avec le phénomène de la mondialisation, la deuxième présente
les grandes lignes de la politique d’immigration
au Québec, la troisième dresse
un portrait de l’immigration d’origine marocaine au Québec et
enfin la dernière section
traitera brièvement de la fuite des cerveaux
du Québec et du Canada et des leçons à retenir.